VIDÉO - Tour du monde, construction d'une maison, autre job... Ces Français qui changent de vie pendant un an

par T.A. | Reportage : Diane MOURGUE et Hélène MASSIOT
Publié le 18 février 2024 à 17h04

Source : JT 13h WE

Vous ne trouvez pas assez de temps pour faire un tour du monde ou la construction d'une maison vous font envie ?
C'est désormais possible grâce au congé sabbatique, une solution qui n'effraie plus tant que ça les employeurs.
Le 20H de TF1 a rencontré trois Français qui ont changé de vie le temps de quelques mois.

Il s'agissait d'abord de réaliser un rêve : acheter une vieille maison et la refaire de fond en comble pour y loger sa famille. Puis, pour Ceva Berkoutov, un ingénieur parisien, c'est devenu un projet de vie. Cet ingénieur parisien a décidé de faire ses travaux lui-même. Pour avoir le temps de les réaliser, il a pris un congé sabbatique. "Ça aurait pu être fait par des artisans ou des professionnels, mais ça aurait peut-être mis plus de temps, explique le jeune homme dans le reportage de TF1 à retrouver en tête de cet article. "Là, ça m'a permis d'avancer sur ce chantier sans être dépendant de quelqu'un d'autre."

Sur son carnet, Ceva retrace dix mois de congé sabbatique – et autant d'apprentissages en maçonnerie et en électricité, à laquelle il s'est formé tout seul, sur Internet. Dans son calepin, il a compilé ses succès et ses impressions, loin de son travail de bureau, à Paris. "Le corps travaille, la tête se repose : je reviendrai au travail motivé" sourit-il. Le congé sabbatique dure entre six et onze mois. Pendant ce temps, le contrat de travail est suspendu : Ceva ne touche donc aucune rémunération.

Pour les employeurs, une manière de fidéliser les salariés

Pour obtenir ce congé, il faut travailler depuis plus de six ans, avoir au moins 36 mois d'ancienneté dans l'entreprise et formuler sa demande au moins trois mois avant. Si ces conditions sont remplies, votre employeur est obligé de l'accepter. Il y a toutefois des dérogations pour les petites entreprises. Chloé Buisson a pris une année pour faire le tour du monde. Elle nous a appelés, depuis la Nouvelle-Zélande, où elle se trouve actuellement. "J'avais l'intention de partir, de donner ma démission pour aller voyager", raconte la jeune femme, "mais mon employeur m'a proposé de prendre un congé sabbatique."

"Je me sens sentie valorisée par cette proposition, car cela sous-entendait qu'ils me considéraient comme quelqu'un qui valait la peine d'être gardée", poursuit-elle. Mais pourquoi son employeur, un géant de l'agroalimentaire, l'a-t-il encouragée à prendre un congé sabbatique ? C'est une manière de conserver ses salariés, nous explique une représentante de la firme. "On investit sur des talents qu'on développe et on a à cœur de prendre en compte leurs aspirations personnelles, quand à un moment donné, ils ont besoin de souffler", développe-t-elle.

Des compétences supplémentaires acquises

Certaines entreprises vont même plus loin. Coralie Six est ainsi payée par son employeur pour travailler ailleurs. Elle était cadre chez Orange, mais durant son année de congé, elle va devenir commerciale pour une start-up qui fabrique des vélos cargos. Pendant onze mois encore, elle va toucher 70% de son salaire. L'objectif ? S'aérer l'esprit, en testant une nouvelle activité. Et ça marche : elle travaille déjà autrement, nous explique-t-elle.  

"Chez Orange, on a en général un rôle défini, même si ça empêche pas qu'on puisse proposer des choses, mais quelqu'un qui est à la production est à la production, quelqu'un qui est au commercial est au commercial", résume Coralie. "Là, je sens bien que si je veux monter à vélo, par exemple, on m'en donnera la possibilité. Tout ce qu'on peut faire pour la start-up, c'est bien en fait." La salariée a certes appris un nouveau métier, mais à l'issue de ce "congé respiration", elle réintégrera son entreprise. Avec ses nouvelles compétences supplémentaires, elle espère un nouveau poste.


T.A. | Reportage : Diane MOURGUE et Hélène MASSIOT

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