PROTECTION - Les masques en tissu faits maison seront interdits sur les lieux de travail dans les prochains jours. Ils sont jugés insuffisants face aux variants du coronavirus très contagieux.

Remy est chef de projet et lorsqu'il se rend au bureau, il porte des masques artisanaux, cousus par sa belle-mère. C'est pour lui plus confortable et plus responsable sur le plan écologique, peut-on voir dans le reportage en tête de cet article. Mais ces masques vont bientôt être interdits sur le lieu de travail car ils sont jugés insuffisamment efficaces par les autorités sanitaires face aux variants du virus très contagieux. Cette recommandation du Haut conseil de la santé publique chargé d'orienter les choix du gouvernement va en effet être appliquée prochainement, a prévenu dimanche le secrétaire d'État chargé de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski.

Seuls trois types de masques devront donc en principe être portés dans les entreprises : les masques chirurgicaux (issus du monde médical), les FFP2 (les plus protecteurs) et les masques en tissu industriels dits "de catégorie 1". Les modèles faits maison ont été écartés d'office par le Haut conseil car il est impossible de tester leur efficacité. Il n'a cependant pas encore été question de les interdire en France dans la rue ou les transports en commun. 

Concrètement, cette interdiction des masques artisanaux en entreprise pourrait entrer en vigueur dès la fin de la semaine. Prévoyant, Philippe, boucher à Valenciennes, explique à TF1 avoir décidé d'aller acheter sa toute première boîte de masques chirurgicaux pour lui et ses apprentis. À 6 euros le paquet, il va falloir faire les comptes. Didier, patron d'un garage, a quant à lui déjà fait le calcul : en 2020, il a dépensé 3600 euros de masques pour ses 18 salariés. 


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