Les congés payés acquis entre le 1ᵉʳ juin 2022 et le 31 mai 2023 doivent être posés avant le 31 mai 2024 dans le secteur privé.
Toutefois, une solution existe pour pouvoir les reporter.
Cela nécessite en revanche d'obtenir l'accord de votre employeur.

C'est un oubli que connaissent beaucoup d'employés du privé. La fin du mois du mai marque, dans ce secteur, la date limite pour poser ses congés payés acquis sur la période de travail de référence précédente. Ainsi, concrètement, les salariés devaient poser avant le 31 mai 2024, c'est-à-dire ce vendredi, l'ensemble des congés acquis entre le 1ᵉʳ juin 2022 et le 31 mai 2023. Pour la majorité des entreprises, la période de référence s'étend donc de début juin à fin mai, mais pour d'autres, un accord collectif peut prévoir une période fixée avec décalage dans l'année, par exemple du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre.

Que faire si, malgré cette échéance, vous n'avez pas posé vos congés acquis il y a un an ? Une solution peut exister : les reporter sur la période de référence suivante. Mais, pour ce faire, l'accord de votre employeur est indispensable, car, en théorie, les jours acquis non posés avant le 31 mai sont en règle générale perdus. La loi prévoit toutefois aussi la situation inverse : "votre employeur doit aussi avoir votre accord s'il souhaite que vous reportiez vos jours après la période de prise de congé", souligne le site du gouvernement, dans une note sur le sujet.

Quelques cas particuliers existent cependant pour bénéficier dans tous les cas et sans l'accord préalable de votre employeur d'un report de ces congés payés non posés. Cela concerne notamment les personnes en "congé maladie, congé maternité ou d'adoption" ou en situation d'"impossibilité pour des raisons d'organisation à la demande de votre employeur", précise le site du gouvernement. 


T.A.

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