Au nord de l'Europe, les Îles Féroé sont un paradis pour les amoureux de la nature.
Alors que les touristes s'y font de plus en plus nombreux, habitants et autorités font tout pour préserver ce patrimoine naturel.

Elles sont de plus en plus prisées des touristes. Les îles Féroé, territoire autonome du Danemark au large de l'Europe du Nord, offrent un écrin de verdure et de fraîcheur, alors que le réchauffement climatique étouffe les lieux de villégiature traditionnels. Au plus chaud de la journée, le mercure n'affiche que 13 degrés, quand l'eau n'est qu'à 8°C. 

Lorsque la brume se dissipe, l'archipel sauvage dévoile un paysage surprenant, pour le plus grand bonheur de cette touriste française : "Il y a peu de monde et des paysages fabuleux. C'est sûr qu'il ne fait pas venir chercher ici le soleil, la plage, le maillot de bain et la crème solaire, non", plaisante-t-elle. 

Des initiatives pour un tourisme durable

En été, il y a désormais deux fois plus de touristes que d'habitants aux Îles Féroé. La compagnie aérienne nationale a mis en place des vols directs depuis Paris et New York et investit même dans l'hôtellerie. Face au succès de l'archipel, les habitants et les autorités s'interrogent sur les façons de préserver la biodiversité qui l'habite, extrêmement riche. Le climat unique des 18 îles attire poissons, dauphins, baleines et autres animaux marins. 

Elles sont aussi un refuge pour plus de 300 espèces d'oiseaux. Les protéger est devenu la mission de Gunnar Nattestad, propriétaire agricole. Sur son terrain, très fréquenté, il a créé des chemins pour accéder à un point de vue très populaire et ne pas déranger les oiseaux. 

Dans un village de l'archipel qui ne compte que 70 habitants, Kali W. Hansen, fondatrice du Faroe Islands Surf Guide, souhaite quant à elle mettre les touristes à contribution pour préserver l'environnement. "Ils peuvent nous donner un coup de main pour ramasser les ordures, récolter le foin, ou même faire un don au village. Les touristes peuvent faire changer les choses.", assure-t-elle. Chaque année, au printemps, les autorités ferment une dizaine de sites pendant 10 jours pour que des volontaires, qui viennent du monde entier, puissent participer à leur restauration. "Nous recevons des milliers de candidatures et on en garde seulement une centaine", explique Rasmus Steintorsson Biskopsto, chargé de projet à l'office de tourisme des Îles Féroé.  

En expérimentant ces stratégies, l'archipel veut se donner une chance de développer l'économie du tourisme sans renoncer à ce qui fait son caractère : une nature sauvage et préservée. 


S.B. | Reportage : Elise Stern, Loeiza Larvor

Tout
TF1 Info