Au bout du monde ou presque, un petit port et quelques maisons. Seulement trois habitants à l'année, dont deux Français, venus pour la magie du lieu, sa lumière et ses voisins pas comme les autres : les orques.

Il y a quatre ans, Rodolphe a tout plaqué pour cette vie. 10h30 du matin, par -6°C, la nuit polaire embrasse encore le port de Seglvik en Norvège. Au mois de janvier, il fait jour quatre heures au maximum. Julie, la femme de Rodolphe, accueille les rares touristes présents en cette saison. Ils viennent du monde entier pour le grand frisson : nager avec les orques. Tous pressés de plonger dans cette eau à 4°C. Quelques minutes de navigation, et c'est déjà la première rencontre. Sous l'eau, malgré la visibilité réduite, le spectacle fascine. L'orque a une réputation d'un animal agressif, on le découvre d'un calme absolu, aussi gracieux qu'une ballerine, même les plus grands dont la taille peut atteindre huit mètres.

Pour vivre cette expérience, pas besoin d'être un expert en plongée. Masque et tuba sont suffisants. Les orques sont attirées par la nourriture, d'immenses bancs de harengs. Assister à une chasse est un événement. Le soir venu, chacun revit ses rencontres et ses émotions. Stéphane est photographe professionnel. Il prépare un livre sur ces animaux méconnus. Il regrette leur mauvaise réputation qui leur vaut le surnom de baleine tueuse. Les rares incidents mortels ont eu lieu avec des orques en captivité. En fin de soirée, les appareils photo ressortent pour capter une autre beauté de l'Arctique. Ces aurores boréales laisseront aussi de grands souvenirs et ce n'est pas fini.

Chaque année, dès la fin octobre, quelques centaines de privilégiés profitent de ce spectacle. Il est bientôt terminé. Dans quelques jours, les orques quitteront le fjord en quête de nouvelles proies, prêtes pour de nouvelles danses.

TF1 | Reportage D. Piereschi - P. Marcellin - L. Renault


La rédaction de TF1info

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