Jean-Luc Mélenchon doit tenir une conférence ce jeudi 18 avril à Lille, à l'initiative d'une association pro-Palestine.
Des élus LR, RN et Renaissance réclament son annulation en raison du logo de l'association.

Jean-Luc Mélenchon tiendra-t-il une conférence ce jeudi 18 avril à l'université de Lille ? Son rendez-vous est en tout cas dans le viseur de ses opposants. Des élus LR, RN et Renaissance ont réclamé ce lundi l'annulation de la conférence du chef de file de la France insoumise (LFI) ainsi que de la militante franco-palestinienne controversée Rima Hassan, organisée à l'initiative d'une association étudiante pro-Palestine.

Un logo en question

Parmi les griefs invoqués, le logo de l'association, imprimé sur l'affiche de présentation de la soirée, aux côtés des photos de Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan, septième sur la liste LFI pour les élections européennes (9 juin). Sur ce logo figure un territoire englobant Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza, sur lequel est apposé le nom de l'association "Libre Palestine".

"Nous ne pouvons tolérer, dans une université française, une telle conférence de LFI, de Jean-Luc Mélenchon et de Rima Hassan qui, à travers le logo 'Libre Palestine', nient l'existence de l'État d'Israël", a réagi sur X le président (LR) des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, réclamant son annulation. Une demande partagée par le député RN Sébastien Chenu, qui anticipe que "des propos antisémites seront probablement tenus". La députée Renaissance Violette Spillebout a, elle, écrit au président de l'université pour souligner la "très lourde responsabilité" de LFI "dans l'explosion antisémite en France".

"C'est un logo d'association, fait par des étudiants, il faut arrêter de voir ce qu'on a envie de plaquer dessus", a répondu Nicolas Heyn au nom des Insoumis lillois, qualifiant la polémique de "dérisoire." Les conseillers régionaux Insoumis ont relevé dans un communiqué que l'association était "agréée" par l'université. Sollicitée par l'AFP, la préfecture du Nord souligne que "la sécurité à l'intérieur d'un site universitaire" relève de la compétence du président de l'université, qui peut, s'il le souhaite, "faire appel à la force publique".


I.N avec AFP

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